Maillage interne : comment optimiser sa popularité SEO ?

maillage interne linkjuice
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Définition du maillage interne : Le maillage interne ou « linking interne » en SEO désigne l’organisation des liens internes dans un site web. 

Un lien interne est un lien sur une page d’un site web qui renvoie à une autre page du même site web (la-revanche-des-sites.fr/ qui fait un lien vers la-revanche-des-sites.fr/analyse-seo-gratuite). 

Le maillage interne est aujourd’hui une des bases fondamentales pour avoir un site bien référencé dans les moteurs de recherche. 

Dans la suite de cet article, nous allons aborder les raisons de l’importance de celui-ci.

L’importance du maillage interne

Avoir une bonne organisation dans le maillage interne d’un site est un enjeu majeur qui touche trois aspects du SEO : la technique, l’expérience utilisateur et l’autorité

1. D’un point de vue technique, le maillage interne va faciliter la tâche aux robots de Google dans l’exploration de notre site web. Il est donc un atout indispensable pour optimiser le budget de crawl

2. À travers le maillage interne, on pourra permettre aux robots de Google d’accéder rapidement aux pages les plus importantes de notre site web et donc faciliter leur indexation. 

3. D’un point de vue expérience utilisateur, c’est grâce aux liens internes présents sur le site que la navigation est facilitée et devient plus fluide. On pourra ainsi favoriser la conversion de l’utilisateur depuis la landing page.  Les liens internes sont donc un élément qu’on analyse avec attention lorsqu’on travaille le SXO de nos clients

Pour finir, un des grands points positifs du maillage interne est qu’il est aussi utile pour optimiser l’autorité des pages d’un site. Grâce à lui, on peut distribuer le PageRank d’une page vers les autres pages du site en accord avec notre stratégie SEO. C’est surtout sur cet aspect que je souhaite me concentrer dans la suite de cet article. 

C’est quoi le PageRank ?

En résumé, le PageRank était la métrique officielle de Google pour désigner l’autorité d’une page web. Le PageRank était un score qui variait entre 1 et 10, et plus le score était élevé, plus la page avait d’autorité aux yeux du célèbre moteur de recherche.

En 2016, Google a cessé de communiquer le PageRank des sites web au public, mais cette métrique est toujours prise en compte par l’algorithme du moteur de recherche pour évaluer le classement d’un site.

Avec la fin du PageRank, d’autres scores d’estimation d’autorité développés par différentes plateformes SEO sont apparus. Parmi ces métriques, on note le « 
Domain Authority » de Moz, le « Trust Flow » de Majestic, l’« Authority Score » de SemRush, ou encore le « Domain Rating » d’Ahrefs. 

Ces métriques sont très différentes entre eux et aucune n’est à 100% capable de déterminer la notoriété d’un site aux yeux de Google. C’est pour cela que pour illustrer le fonctionnement et l’impact des liens internes sur la popularité d’un site, on utilise le terme général « d’autorité ». 

Comment se calcule l’autorité d’une page ?

Pour Google, l’autorité d’une page est calculée en fonction des liens qu’elle reçoit (liens internes et liens externes). Un lien externe va transférer de l’autorité vers la page qu’il pointe. Cette notion de distribution de l’autorité d’un lien s’appelle linkjuice (jus de lien). 

Illustrons cela avec un exemple : Admettons que Google attribue un score de 6 points d’autorité à une page A, calculé en fonction des liens internes et externes qu’elle reçoit.

Admettons aussi que cette page A possède uniquement 3 liens internes vers les pages B, C, et D. La page A, qui possède uniquement 3 liens, va transférer un tiers de son autorité (6 divisé par 3, soit 2 points d’autorité) à chacune des pages B, C et D. 


Il faut donc en retenir deux choses : 

1. Une page distribue son autorité de manière égale vers les pages auxquelles elle fait un lien. 

2. Plus une page contient de liens, plus son linkjuice sera dilué, c’est-à-dire que son pouvoir de transférer de l’autorité vers d’autres pages sera réduit. 


L’autorité se distribue équitablement entre tous les liens d’une page alors ? 


La réponse est non, pas entre tous les liens, mais entre toutes les urls.
Si sur une même page, on a 100 liens, mais qu’ils pointent tous vers les mêmes deux url, la distribution de l’autorité se fera équitablement entre ces deux pages.

En plus, lorsque on a des liens qui pointent vers une même page, même s’ils ont des ancres différentes, Google va juste prendre en compte le premier lien et ne va même pas aller crawler les autres. 

Pour illustrer cela plus clairement, prenons de nouveau l’exemple de la page A avec un score d’autorité de 6, mais cette fois elle possède 5 liens internes : 3 vers la page B, 1 vers la page C et 1 vers la page D.

 L’autorité distribuée par la page A sera de 2 depuis le premier lien qui mène vers l’url /pageB, 2 points depuis le premier lien qui mène vers l’url /pageC et 2 points pour le lien qui mène vers l’url /PageD.

Les autres liens qui mènent à la page B seront totalement ignorés par le robot. 

L’attribut « nofollow » pour le maillage interne

L’attribut « nofollow » est une valeur qui peut être assignée au code HTML d’un lien pour informer les robots des moteurs de recherche de ne pas suivre ce lien et ainsi de ne pas distribuer du linkjuice à la page vers laquelle il pointe.

Pourtant, depuis quelque temps, Google annonce que lui donner une indication de « nofollow » n’est pas une garanti qu’il ne va pas le suivre le lien.

Pour illustrer l’effet d’un lien « nofollow » en termes d’autorité, nous allons prendre l’exemple suivant : Une page d’accueil qui fait un lien « nofollow » vers une page 1, et un lien “dofollow” vers une page 2. Dans ce cas-là la page 1 ne recevra pas d’autorité, et la page 2 oui. Pourtant, la page 2 va recevoir moins d’autorité que si le lien vers la page 1 n’existait pas.

En conclusion, la page maillée avec un lien « nofollow » ne va pas recevoir de l’autorité, mais la page qui maille sera en capacité de transférer moins d’autorité vers les autres pages. Mettre l’attribut « nofollow » ne va donc pas empêcher le drainage de l’autorité de la page qui fait le lien interne. 

Gérer les canonicals et les liens internes

Les canonicals sont des indications aux yeux des robots de Google. Il faut donc les prendre en compte au sein de la stratégie SEO.

Dans une perspective 
SEO, ce n’est pas une bonne pratique de mettre en place des liens (internes ou externes) qui pointent vers des pages avec des paramètres, hashtags ou redirections qui vont amener ensuite le robot vers une autre page.

Lorsqu’on fait un lien vers une url canonicalisée, on demande au robot du moteur de recherche de faire un effort supplémentaire qui n’est pas nécessaire. 

Ceci s’applique aussi pour les liens vers des pages qui sont ensuite redirigées. Si on met en place des liens internes vers des urls canonicalisées, le risque est que le moteur de recherche ne prenne pas en compte l’indication donnée par la balise canonical et l’indexe quand même, en créant ainsi de la cannibalisation. 

Quelques astuces pour le maillage interne 

● Attention avec l’offuscation des liens internes. L’offuscation est une technique de maillage interne à fort risque de pénalisation Google.
Elle consiste à cacher certains liens au moteur de recherche afin d’éviter le transfert et la dilution de l’autorité d’une page. Ces liens masqués au robot de Google restent accessibles pour la navigation de l’utilisateur mais Googlebot ne peut pas interagir avec ces liens. 

Exemple : en créant des liens en langage JavaScript, Google peut les interpréter, mais il n’est pas en capacité d’interagir avec ces liens. 


● Le maillage interne se fait avec des url absolues. Les seules url absolues qu’il faut mettre au sein d’une stratégie de maillage interne sont les tags alternate et les canonicals. Le reste des liens internes doivent être faits avec des urls relatives. Ceci peut nous éviter beaucoup de travail lorsqu’il y a une migration de nom de domaine, un passage de HTTP à HTTPS, des tests en préprod, etc.


● Faire attention aux pages tags. Les tags comptent aussi comme des liens internes et diluent la capacité de transfert de l’autorité. Il faut donc éviter de créer des pages tags si on ne veut pas les référencer.


● Utiliser des astuces. ll ne faut pas hésiter à être un peu créatif afin de booster le référencement de certaines pages. Une astuce pour un e-commerce est, par exemple, de créer une page appelée “les nouveautés”, “les articles plus populaires” ou “les plus vendus” possédant un lien interne provenant de la page d’accueil du site. Sur cette page, qui aura une forte autorité puisqu’elle possède un lien provenant de la page d’accueil (celle qui distribue le plus d’autorité), on crée des liens vers d’autres pages qu’on souhaite bien référencer rapidement. 

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Lucio Laria

Lucio Laria

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