Qwant : le moteur de recherche qui vous veut du bien


Qwant : le moteur de recherche qui vous veut du bien
5 (100%) 2 votes

Nous sommes en 2018. Tout le marché français des moteurs de recherche est occupé par Google. Tout ? Non ! Un petit moteur de recherche d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur.
Bien que Google possède plus de 90% des parts de marché en France, le moteur Qwant ne cesse de prendre de la place depuis sa création en 2013 (de 0,08% en 2017 à 0,51% cette année). Plusieurs éléments sont responsables de la réussite de Qwant et notamment la mainmise de Google sur les données des utilisateurs qui effraie de plus en plus.

Part de marché des moteurs de recherche en France - Juillet 2018

 

Le respect de la vie privée, le fer de lance de Qwant.

C’est le mot d’ordre du moteur de recherche depuis sa création : respecter la vie privée de ses utilisateurs. Cela se traduit par la non utilisation de cookies et de traçages publicitaires.
Et quand Éric Léandri, co-fondateur de Qwant constate « Nous avions compté 5 millions de visiteurs uniques en 2013, il y en a eu 70 millions rien que le mois dernier ». On ne peut s’empêcher de penser que récent scandale Cambridge Analytica sur l’utilisation des données des utilisateurs de Facebook y est pour quelque chose.
« Au début, personne ne comprenait à quoi on servait. La vie privée n’était pas encore un sujet. C’est notre vision du monde. Je demande d’avoir le droit au choix » a aussi affirmé Éric Léandri.
En juin 2018 Tristan Nitot rejoint le moteur de recherche européen au poste de vice-président. Ancien président de Mozilla Europe, il publie le livre Surveillance:// : Les libertés au défi du numériques en 2016, ouvrage sur les libertés numérique. Avec ce recrutement, Qwant assoie sa légitimité sur le respect de la vie privée de ses utilisateurs.

Mais Qwant est bien décidé à ne pas limiter son rayon d’action à son moteur de recherche.

 

Qwant : un petit qui veut devenir grand

Grâce à son expansion, l’équipe est passé de 12 à 164 employés en 5 ans et investit maintenant dans la recherche en association avec l’INRIA (Institut national de recherche en informatique en en automatique) pour étudier la recherche d’information sur internet, le respect de la vie privée… En Chine, Qwant a installé un centre de recherche sur la technologie de reconnaissance faciale mais dans l’optique de vous protéger. « Si les systèmes classiques développent ces technologies pour vous traquer, nous le faisons pour avoir ensuite la possibilité de vous flouter. »

Et les ambitions de Qwant dans sa quête de devenir un « moteur de découverte » ne datent pas d’aujourd’hui. En effet lors de ces 5 dernières années son offre n’a eu de cesse de s’élargir : Qwant Lite, Qwant Music, Qwant Games, Qwant Junior et bientôt Qwant Sport. Et Éric Léandri commente à ce propos « Notre mission d’ici trois ans est de récolter 5 à 10 % du marché européen, ce qui est déjà énorme. On ne fera pas tomber les mastodontes américains, mais on a le droit d’exister et de proposer une alternative aux utilisateurs qui ne veulent plus être pistés. »

 

Qwant attire les gros poissons

L’alternative d’un moteur de recherche qui respecte la vie privée de ses utilisateurs commence à séduire. Dès mars 2018 Mozila intègre Qwant dans son navigateur Firefox. Il est désormais possible pour les utilisateurs du navigateur de se rendre dans les paramètres de recherche et d’utiliser Qwant comme moteur de recherche par défaut.
Le navigateur Vivaldi, connu pour sa politique de non-pistage des utilisateurs et de non-conservation de leurs données, emboite le pas de Mozilla en juillet en proposant la même option.

Et Qwant a aussi réussi à séduire France Télévisions. C’est dans un tweet du 12 juillet 2018 que le groupe a annoncé utiliser le moteur de recherche français par défaut sur tous les ordinateurs de ses équipes.

L’opération est une excellente nouvelle pour le moteur de recherche puisque des dizaines de milliers de terminaux en France métropolitaine et en Outremer. D’autres entreprises suivront peut-être l’exemple de France Télévisions à l’avenir.

<

ou contactez-nous au